Dans la série "les religions nous cassent les burnes", on ne sera pas étonnés d’apprendre que le gouvernement du Pakistan, pays surtout connu pour sa bombe atomique, son intolérance religieuse (la charia y est appliquée), ses massacres intra-religieux (entre sunnites et chiites) et l’assassinat récent de Benazir Bhutto, vient de décider de bloquer l'accès au site YouTube, ceci  en raison de la "teneur blasphématoire" et portant atteinte à l'islam de certaines vidéos.

Dommage qu’on n’ait pas d’informations supplémentaires : je me serais fait un plaisir d’aller visionner lesdites vidéos, histoire de rigoler un peu.

Pour la petite (?) histoire, c’est également dans ce pays qu’une jeune femme, Mukhtar Mai, fut condamnée, en 2002, à un viol collectif par le "tribunal" d'un village pour réparer l'offense de son frère, Shakkur, âgé de 12 ans, accusé d'avoir flirté avec une fille[*].

 

[*]Au Pakistan, les femmes victimes d'un viol peuvent être condamnées pour "relations sexuelles hors mariage", si elles n'apportent pas le témoignage de quatre hommes (musulmans, cela va de soi : les non-musulmans ne sont pas des hommes).

Depuis 2002, le président Pervez Musharraf souhaite réviser l'ordonnance relative à cette disposition, mais son projet de loi de protection des femmes ne parvient pas à passer le cap de l'examen parlementaire.

D’ici-là, on peut violer les femmes en toute impunité au Pakistan, mais on n’a pas le droit de visionner YouTube.