Donc, la commission européenne (c’est quoi ce truc ?)  envisagerait de lever l'interdiction datant de 1997 d'importer en Europe des volailles américaines traitées au chlore, ce qui autoriserait de facto l'utilisation de ces traitements en Europe.

On veut nous faire ainsi bouffer de la volaille traitée avec des produits aussi charmants que le dioxyde de chlore, le chlorure de sodium acidifié, le phosphate trisodique (?) ou les acides péroxydés (comme l'ineffable "Steevie" à ses débuts).

Si l’intention est bonne (débarrasser les carcasses des agents infectieux, type salmonelles), le moyen utilisé paraît pire que le mal, bien que l'"Autorité européenne de sécurité des aliments" (EFSA) ait conclu en 2005 qu’il n’y avait aucun risque toxicologique lié à l'utilisation de ces produits chimiques si poétiques.

On imagine déjà les possibilités de recettes  de poulets ainsi traités : 

-  suprême de volaille dans son jus de dioxyde de chlore,

- émincés de volaille péroxydés aux petits légumes, 

- chapon trisodique au foie gras, etc.

Inutile de préciser que cette décision s’est faite sous la pression des Américains qui semblent comme d’habitude bien pressés de nous fourguer la merde qu’ils bouffent (après les OGM et Mc Donald, les poulets  au chlore).

Bon, moi je m’en fout, je mange plus de poulets depuis que j’ai vu à quoi ressemblaient les élevages en batteries, mais c’est pour le principe.

Il semble heureusement que les Français ne soient pas vraiment d’accord, si l’on se fie à la déclaration de Michel Barnier, ministre français de l'agriculture : "Les Américains peuvent avoir le modèle alimentaire qu'ils veulent, on n'est pas obligé de le transférer en Europe et donc nous nous opposerons à cette idée. Il en va d'une certaine idée de la qualité alimentaire que nous nous faisons."

Pour une fois on va pas chipoter sur les cocoricos gaulois, d’autant que les Allemands semblent du même avis que nous.