Déculpabilisant et libérateur.

Ou comment envisager une sexualité débarrassée des scories de la "culture" chrétienne qui a toujours considéré le sexe comme le mal absolu nous enseignant qu’en dehors du mariage hétérosexuel (pléonasme) point de salut : la copulation (sans plaisir de préférence) c’est pour la procréation. Rompez.

Michel Onfray nous donne des clefs pour ouvrir le cachot où la religion chrétienne a enfermé l’éros en l’assimilant au péché.

Et il conclut même ce livre par une défense de la pornographie "philosophique" (qui reste à inventer)  face à la pornographie "consumériste", laquelle n’est que l’expression de cette culture chrétienne qui diabolise la chair, en reprenant à son compte tous les clichés que 2000 ans de répression nous ont imposés.

Aux yeux de Michel Onfray, ni Sade, qu’il qualifie de "délinquant sexuel" et dont il rattache la pensée à une "philosophie radicale de l’hédonisme féodal dont le principe cardinal est la négation de l’autre et la jouissance dans le crime", ni Bataille (qui fait de Sade, justement, une "victime") ne peuvent prétendre à cette démarche qui tend vers une libération du corps et de l’esprit qu’il défend.

Et il oppose ainsi l’ "Eros nocturne" chrétien à l’ "Eros solaire" indien.

A propos, savez-vous pourquoi Paul de tarse ("saint" Paul), une des grandes figures du christianisme, méprisait et haïssait tant les femmes* ?

Parce qu’il était impuissant.

Revigorante lecture !

 

*Epitres :

"Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il se doit dans le Seigneur." (Col. 3, 18.)

"Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; mais qu'elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi. Si elles veulent s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leur mari à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l'Église" (1 Co 14, 34) ; "Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ" (1 Co 11, 2-16 ).