Christine Lagarde, notre ministre de l’Economie (si !), qui n’a jusqu’à présent pas tellement eu l’occasion de briller par son intelligence et par la sagacité de ses propos (en déclarant, en particulier que les Français devraient "penser moins" et "travailler davantage") vient à nouveau de faire parler d’elle (c’est si rare que ça mérite attention) en recevant le prix 2007 de la "carpette anglaise", décerné à "un membre des élites françaises" pour son soutien à la langue de Shakespeare au détriment de celle de Molière.

Ce prix qui a été institué par l’Académie de la carpette anglaise, qui compte, entre autres, dans ses rangs les écrivains Claude Duneton, Yves Frémion et Dominique Noguez  relève que l’impétrante (ex présidente, aux Etats-Unis, du cabinet d’avocats international Baker & McKenzie –ceci expliquant cela) de "communiquer avec ses services en langue anglaise".

Le bruit court d’ailleurs qu’il s’agirait moins de "langue anglaise" que d’un sabir americano-managérial à forte tendance baragouinesque comme on le pratique dans ce genre de sphère.

En France, on n’a pas grand-chose, mais on a le nouveau caniche de Bush et une carpette anglaise.
Que demander de plus ?

Pour info, le prix spécial, à titre étranger, est allé à la police de Genève pour avoir diffusé une publicité intitulée "United police of Geneva" (sic).