La France est un pays où le gouvernement refuse le moindre "coup de pouce" au SMIC, où on organise des journées pour "dire non ensemble à la misère" (en passant : ça lui fait une belle jambe à la misère !) mais où le salaire (8.300 euros brut par mois, une misère) du président de la république (je ne donnerai pas de nom pour respecter le mot d’ordre de "journée sans") pourrait augmenter de 140% afin d’être "à un niveau comparable à [celui] du Premier ministre et des homologues étrangers".

Na !

Il pourrait donc passer à 20.000 euros brut, comme celui du Premier ministre.

Le fait que le chef de l’Etat n’a aucune facture à payer, et ne règle pas les dépenses courantes (électricité, taxe d’habitation, costumes…) ne semble gêner personne à l’Elysée et surtout pas le premier intéressé.

Le plus "marrant", là-dedans, c’est qu’ils ont tellement honte de cette augmentation que ça se fait en catimini et que ça ne devrait être effectif qu’en 2008, pour ne pas choquer l’opinion après le refus d’accorder une augmentation aux Smicards en juin dernier.

C’était notre rubrique du matin : "On se fout de notre gueule, mais c'est pas grave".